Juste un petit mot d'amour aux âmes perdues qui visitent encore mon blog... Je crois que seuls les Niçois le fréquentent encore... A Paris on a Facebook nous^^...
Près de notre jolie mer, quand vous errez du Cours Saleya à la place Masséna, que vous prenez vos thés au Caffé Del'Arte, que vous passez vos vendredis soirs entre le Ghost et le Pompéi, et parfois vos samedis au Gues'T... Quand vous ne savez pas quoi faire, et faites tous ces petits gestes qui étaient mon quotidien... Quand il fait gris et sec sur la Prom, que le vent souffle, et que c'est mélancolique, quand soudainement, il manque un murmure permanent à vos oreilles, quand vous riez à certains souvenirs...
... Pensez à moi...
A Paris, tout va bien. Je regarde vos visages sur mon mur, je regarde vos photos défiler sur mon écran de fond. Je pense à nos après-midi, à nos soirées... Je pense à la belle époque de Calmette, des jeudis midis au V, des mardis soirs après le sport, des cours de philo, de l'enfer que je faisais vivre au prof d'histoire...
Je pense à tous nos fous rires, à tous vos sourires.
Je vous aime, je ne vous oublie pas.
Et même si je danse dans d'autres bras, même si je ris à d'autres blagues, même si d'autres gens prennent de l'importance dans ma vie, même si peu à peu, mes souvenirs se forgent... Je vous reste fidèle. J'ai assez d'amour à donner à tous.
A vous, mes amis, à eux mon avenir, et un petit peu aux autres, mes souvenirs!
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lundi 10 décembre 2007
mercredi 12 septembre 2007
Scènes de bus...

La foule, compacte, dense.
Promiscuités corporelles, pénétrations des intimités, contacts physiques...
Un vieillard sénégalais et les breloques qu'il n'a pas vendues... La fatigue sur ses traits, la fatigue dans ses tripes.
Une jeune mère divorcée, venue de nulle part, et qui n'ira sans doute nulle part, tout occupée qu'elle est à faire s'envoler ses enfants. Les boulets Amour et Haine accrochés à ses pieds, les démons des administrations flottant sur ses paquets de couches.
Une petite collégienne aux dents inesthétiques, sans patience, pleine encore de cette candeur enfantine qui croit que si la vie est un combat, ce n'est qu'à cause du laxisme de quelques-uns, et que tout se pourrait réparer.
Une vieille dame en tailleur, à la recherche d'un sourire, d'une oreille, d'un peu d'affection.
Une jeune coiffeuse bien décidée à prolonger sa candeur enfantine, et à croire en la bonté humaine, pour peu qu'on force un peu le passage des bonnes intentions dans des coeurs sinueux et durcis par les pierres.
Une lycéene tentant de faire abstraction des autres, d'oublier ces détails de la vie quotidienne, peut-être par un peu de cécité émotionnelle. Les cours de physique deviennent alors un mur, un rempart infranchissable entre elle et eux.
Deux jeunes garçons, à l'âge où l'on est encore merdeux, à l'âge où l'on devient responsable. Aider les autres, et soudain, cacher sa bienveillance sous quelques grammes de déconnade. Qui serait dupe?
Deux vieilles commères, un peu aigries, qui n'ont sans doute pas tout compris, et qui dans le fond, occupées qu'elles seront à dénigrer le voyage, ne sauront pas ressentir ce trop plein d'amour que les scènes de la vie savent inspirer.
Une fille. Peut-être une femme. Entre deux âges, entre deux situations. Autrefois paradoxe, aujourd'hui marginalisée. En construction. Ou en reconstruction. Dans l'alternative. Dans l'attente. Terrée dans un angle. Pas vraiment parmi eux. Encore moins séparée d'eux. Elle les aime... Si bêtement... Sans même le leur dire, sans même le leur montrer... nonobstant en le cachant sous les grammes de déconnades de ses voisins de gauche.
Scènes de bus. Mélange des couleurs. Mélange des idées. Mélanges des caractères. Entente tacite, harmonie enfouie...
Et parce que seul un merdeux aura le courage de se déclarer, alors un refrain tout simple prendra tout son sens pour ceux qui sauront le lire...
"Chacun sa route, chacun son chemin, chacun ses rêves, chacun son Destin... PASSE LE MESSAGE A TON VOISIN"...
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